Pendant des décennies, l’anti-âge a dominé l’univers du bien-être et de la beauté. Crèmes aux formules longues, traitements invasifs, routines toujours plus complexes : l’objectif était clair : corriger, lisser, effacer les signes du temps. Mais aujourd’hui, il ne suffit plus de lutter contre les marques du temps, car vivre plus longtemps ne signifie pas vivre mieux. Le nouvel nerf de la guerre ? Anticiper plutôt que réparer. Il s’agit de préserver le corps le plus longtemps possible, à travers des mécanismes simples et pourtant clés. Mais pourquoi parle-t-on autant de longévité ? Pour comprendre le phénomène, nous avons interrogé quatre experts aux regards très complémentaires.
Leur point commun ? Une conviction forte : le futur du bien-être ne sera ni spectaculaire ni instantané, mais profondément durable.
Les piliers de la longévité : ce que dit la science
Dans le monde dans lequel nous visons, vivre plus longtemps ne signifie pas automatiquement vivre mieux. Le constat est bien là : nous n’avons jamais vécu aussi longtemps… mais en aussi mauvaise santé. C’est dans cette quête du mieux pour vieillir et vivre plus longtemps que la longévité s’est imposée. Finie la quête de l’anti-âge à tout prix, aujourd’hui, on cherche à préserver son corps, à soutenir son énergie, sa vitalité, sa récupération et sa résilience pour construire une santé durable.
Et quand on parle de vivre mieux, la science du vieillissement s’accorde sur le rôle de piliers essentiels pour ralentir le vieillissement et rester en bonne santé. Des facteurs souvent simples, mais pourtant puissants : l’alimentation, le sommeil, l’équilibre hormonal, le mouvement et la gestion du stress. Chacun influence directement la capacité du corps à se régénérer, à maintenir sa vitalité et à prévenir les déséquilibres qui accélèrent le déclin.
« Quand ces piliers sont fragilisés, le corps compense un temps… puis il s’use plus vite. » – Déborah Passuti
L’approche contemporaine ne cherche pas à promettre la jeunesse éternelle, mais à maximiser le « healthspan », c’est-à-dire le nombre d’années en pleine santé et en autonomie. Elle insiste sur la régularité et la cohérence : ce sont les habitudes simples, répétées dans le temps, qui ont le plus d’impact, bien plus que les solutions ponctuelles ou spectaculaires. Ces fondations permettent de comprendre pourquoi la longévité ne repose pas sur des protocoles complexes ou des interventions ponctuelles, mais sur la constance et la cohérence des habitudes quotidiennes.
Chloé de Ruffray : penser la longévité sur le temps long
Experte des nouvelles tendances et fondatrice du Longevity Culture Club, Chloé de Ruffray observe la longévité comme un véritable phénomène de société. Selon elle, le slow aging marque une rupture nette avec l’anti-âge traditionnel :
“Le slow aging est holistique là où l’anti-âge s’est longtemps focalisé sur l’apparence.”
Ce changement de perspective transforme notre rapport à la beauté. On passe d’une logique corrective, centrée sur l’effacement des rides et ridules, à une approche préventive et intégrative, qui soutient la physiologie de la peau et l’équilibre global du corps. Pour Chloé, il ne s’agit pas seulement de préserver l’apparence, mais de maintenir la mobilité, la cognition, le métabolisme, l’immunité et l’équilibre hormonal, tout en favorisant l’autonomie et la vitalité sur le long terme. Et Chloé insiste sur l’importance de sortir de l’illusion du contrôle total :
« Vieillir lentement ne signifie pas chercher à tout contrôler. La science montre qu’on peut influencer la trajectoire du vieillissement, jamais la figer. Maintenir l’illusion inverse alimente la culpabilité et le sur-contrôle. »
Son conseil clé : concevoir la longévité comme un projet de vie à part entière, s’informer de manière fiable, comprendre sa biologie et inscrire le soin dans le temps long, sans pression ni perfectionnisme.
Déborah Passuti : la longévité commence à l’intérieur
Naturopathe certifiée et coach en nutrition, Déborah Passuti défend une approche centrée sur la prévention et le respect de la physiologie :
« Le slow aging, c’est vivre mieux, en meilleure santé, plus longtemps, en mettant la prévention au cœur de l’hygiène de vie. »
Au cœur de son approche : l’épigénétique. Selon elle, nos habitudes quotidiennes, (l’alimentation, le sommeil, la gestion du stress, l’hydratation), peuvent influencer jusqu’à 85 % de l’expression de nos gènes. Une donnée clé qui remet la responsabilité, mais aussi le pouvoir, entre nos mains. Vieillir lentement, ce n’est pas lutter contre le temps, c’est créer un environnement intérieur favorable à la régénération. Et d’ailleurs, elle insiste sur l’importance d’une alimentation capable de nourrir réellement l’organisme : des acides aminés pour la structure cellulaire, des bons gras pour l’équilibre hormonal et la peau, des minéraux, des vitamines et antioxydants pour soutenir les mécanismes de réparation et lutter contre le stress oxydatif.
Dans un contexte où l’alimentation telle qu’on la connaît ne suffit plus, face à la pauvreté nutritionnelle des aliments, la micronutrition permet de combler certaines carences. Certains actifs jouent d’ailleurs un rôle clé dans cette stratégie de longévité :
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L’acide hyaluronique contribue à maintenir l’hydratation intracellulaire et à préserver l’élasticité de la peau.
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La vitamine C stimule les réserves de collagène tout en protégeant les cellules du stress oxydatif.
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Le zinc favorise la cicatrisation et l’équilibre cutané.
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Les électrolytes participent à une hydratation optimale des tissus.
Des actifs que l’on retrouve d’ailleurs au cœur des formules Combeau !
« C’est une approche de prévention globale : au lieu de corriger les signes du vieillissement une fois installés, on agit en amont, jour après jour, pour vieillir plus lentement, mais surtout mieux. »
Son rituel le plus sous-estimé ? L’hydratation, qui soutient digestion, énergie, clarté mentale et qualité de la peau, un geste simple mais structurant.
Charlotte Muller : réconcilier hormones, mouvement et récupération
Experte du bien-être féminin et fondatrice de la Charlotte Muller Method, Charlotte Muller aborde la longévité par le prisme du corps vivant : un corps soumis à des rythmes, des cycles et des variations hormonales constantes. Pour elle, si la longévité devient un sujet central aujourd’hui, c’est parce que nos organismes sont poussés à bout.
« Nos corps vivent sous tension permanente : hyperstimulation, fatigue nerveuse, inflammation silencieuse, désynchronisation hormonale… tout converge vers une usure précoce. »
Le slow aging, selon Charlotte, ne consiste pas à effacer le temps, mais à l’honorer et l’habiter pleinement : on ralentit le vieillissement cellulaire par un mode de vie conscient. Au cœur de son approche, les hormones jouent un rôle clé. Ces neurotransmetteurs et messagers biologiques orchestrent l’énergie, le sommeil, l’humeur, mais aussi la qualité de la peau et la densité musculaire. Lorsqu’un déséquilibre s’installe, parfois même sans symptômes visibles, le corps compense, souvent au détriment de sa vitalité.
“Lorsque la communication hormonale se brouille, il faut s’interroger pour rétablir l’orchestration, respecter les cycles et les transitions, et ainsi préserver la vitalité, la clarté mentale et la qualité de la peau à long terme. C’est tout le principe du Cycle Syncing.”
Adapter l’intensité, ralentir quand il le faut et faire “moins mais mieux” permet de préserver l’énergie, la stabilité émotionnelle et la qualité des tissus à long terme. Ainsi, le mouvement conscient, comme le Pilates, le yoga ou le renforcement doux, devient un outil de régulation. Respirer, mobiliser, soutenir la récupération avant la performance : ces gestes simples permettent au corps de retrouver la sécurité nerveuse, la mobilité et la tonicité durable. La longévité, ici, ne repose pas sur la complexité, mais sur la constance.
Dans cette approche globale, certaines technologies peuvent venir soutenir le corps sans le brusquer. C’est le cas du PEMF (Pulsed Electro Magnetic Field), la technologie basée sur des champs électromagnétiques pulsés à très basses fréquences, utilisée au studio Charlotte Muller pour favoriser la récupération et la régénération cellulaire. Intégré à une routine longévité, le PEMF ne promet pas de transformation immédiate, mais prépare le terrain : un corps plus réceptif, une peau mieux oxygénée, des fonctions vitales soutenues. Cette complémentarité entre technologie, geste et mouvement permet d’accompagner la longévité de manière cohérente et sensorielle, en renforçant la capacité d’adaptation du corps plutôt qu’en cherchant à le contraindre.
François Galtié : biohacking et routines optimisées pour une longévité active
Pour François, fondateur du centre de bio-hacking, Octane Wellness, le slow aging consiste à refuser l’idée que vieillir rime avec déclin. Beaucoup de ce qu’on attribue à l’âge est en réalité lié à nos habitudes, à notre environnement et à notre capacité à régénérer nos cellules.
« Le healthy aging, ce n’est pas chercher l’immortalité, mais maximiser le ‘healthspan’ : les années en pleine santé, actives, autonomes et énergiques. »
François constate également un changement culturel : on passe d’une logique de réparation à une logique de prévention. Pour lui, les technologies de biohacking permettent de soutenir le corps dans ses mécanismes naturels de régénération. L’approche est pragmatique : maximiser l’effet de chaque étape, sans collectionner les gadgets.
Son rituel longévité combine de la Cryothérapie pour stimuler le système immunitaire et la récupération musculaire, la Photobiomodulation avec l’utilisation de la lumière rouge et proche infrarouge pour booster les mitochondries et l’énergie cellulaire, ou encore l’Oxygénation hyperbare pour augmenter l’oxygène disponible dans les tissus.
« L’ordre n’est pas anodin : le froid prépare le corps, la lumière relance l’activité mitochondriale, puis l’oxygène hyperbare amplifie la régénération cellulaire. »
François rappelle que le biohacking n’est pas réservé aux technologies : protéger son sommeil, s’exposer à la lumière naturelle le matin et maintenir sa masse musculaire restent les gestes les plus accessibles et les plus impactants.
« Le biohacking, c’est d’abord revenir à des signaux naturels que notre mode de vie moderne a supprimés : lumière, froid, mouvement, sommeil. »
Pourquoi la longévité dépasse l’anti-âge
À travers les perspectives de Chloé de Ruffray, Déborah Passuti, Charlotte Muller et François Galtié, il devient clair que la longévité ne se limite pas à effacer les signes du temps. Là où l’anti-âge se concentre sur des interventions esthétiques visant à transformer la peau, le slow aging et le healthy aging placent la santé, l’énergie et la qualité de vie au cœur du quotidien.
Vieillir lentement, c’est préserver et soutenir les fonctions vitales du corps, respecter ses cycles hormonaux, favoriser sa récupération et intégrer des gestes simples pensés pour durer. La beauté devient le reflet d’un équilibre global, et non une lutte contre le temps. C’est précisément dans cette approche profondément holistique que nos cures et compléments alimentaires interviennent : pour cibler les mécanismes profonds des déséquilibres et accompagner votre corps, à chaque étape de votre vie.