Quelles sont les causes de l'acné adulte ?
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Quelles sont les causes de l'acné adulte ?

- 11mn - Wrote by Combeau

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’acné n’est pas une affection cutanée réservée aux adolescents.

En effet, selon un sondage réalisé en 2012 auprès de 10 000 français par CSA santé, avec le soutien des laboratoires Pierre Fabre Dermatologie, l’acné touche près de 25% des adultes, dont 61% de femmes et 39% d’hommes. On parle alors d’acné tardive, par opposition à l’acné juvénile.

Dans certains cas, cette acné tardive fait suite à une acné adolescente qui n’a pas guéri. Dans d’autres cas, elle se déclenche subitement sur le tard et peut avoir plusieurs origines telles que des variations hormonales, des déséquilibres hormonaux, l’alimentation et l’hygiène de vie ou encore le stress.

Chez la femme, l’acné tardive est le plus souvent prédominante sur le bas du visage au niveau du menton et autour de la bouche. Chez l’homme en revanche, elle est principalement localisée au niveau du cou, des épaules et du dos.

Qu’est-ce que l’acné ?

L’acné est une maladie dermatologique fréquente, qui touche 80% des adolescents et près de 25% des adultes. Plus précisément, il s’agit d’une maladie inflammatoire du follicule pilosébacé. Chaque follicule pilosébacé est constitué d’un poil et d’une glande sébacé.

À l’origine de l’acné, on retrouve toujours une hypersécrétion de sébum ou hyperséborrhée ainsi que des anomalies de kératinisation.

En temps normal, le sébum sécrété par la glande s’écoule de façon fluide par les pores de la peau, afin de la protéger. Dans le cas de l’acné, il est sécrété en excès et devient très épais. Par ailleurs, certaines cellules mortes (kératinocytes) sont mal évacuées. Les pores de la peau finissent ainsi par être obstrués, ce qui entraîne la prolifération d’une bactérie appelée Cutibacterium acnes, à l’origine de la formation des lésions d’acné.

Acné rétentionnelle ou acné inflammatoire ?

Il existe deux types d’acné : l’acné rétentionnelle et l’acné inflammatoire qui présentent différents types de lésions selon l’importance de la rétention de sébum et le stade de l’acné.

Dans le cas de l’acné rétentionnelle, les comédons et les microkystes sont les lésions prédominantes. Dans le cas de l’acné inflammatoire, ce sont les papules, les pustules, les nodules et les kystes qui prédominent.

Mais comment s’y retrouver ? Voici un petit guide pour vous aider à identifier les différents types de lésions.

・Les comédons

On distingue les comédons ouverts ou points noirs des comédons fermés ou microkystes (bouton blanc sans rougeur autour).

Comédons ouverts

Ils mesurent habituellement entre 1 et 3 millimètres et correspondent à une accumulation de sébum dans les follicules pileux qui obstrue les pores de la peau. La partie au contact de l'air, qui contient de la mélanine s’oxyde et devient noire. Le comédon ouvert peut soit s’extraire spontanément soit s’enflammer et se transformer en papule.

Comédons fermés

Appelés également microkystes ou points blancs, ils mesurent habituellement entre 2 et 3 millimètres et correspondent à une accumulation de sébum et de kératine dans les follicules pileux fermés. Cela entraîne la formation d’une petite bosse sur la peau, avec en son centre une zone pâle. Le comédon fermé peut s’ouvrir spontanément, se rompre dans le derme ou s’enflammer et se transformer en papule.

Dans les deux cas, l’inflammation est liée à la prolifération de la bactérie Cutibacterium acnes. Cette prolifération entraîne l’apparition de lésions inflammatoires, qui peuvent être superficielles ou profondes.

・Les lésions inflammatoires

On distingue les papules et les pustules, qui correspondent aux lésions superficielles de l’acné, des nodules et des kystes, qui correspondent aux lésions profondes.

Les papules et les pustules

Les papules sont des boutons rouges, enflammés mais sans pus qui peuvent mesurer jusqu’à 5 millimètres. Elles peuvent se développer à la suite de l’infection d’un comédon (ouvert ou fermés) ou se développer directement à ce stade. Les papules peuvent disparaître spontanément ou connaître une surinfection et évoluer vers une pustule : bouton qui contient du pus.

Les nodules et les kystes

Contrairement aux papules et aux pustules qui sont localisés à la surface de la peau, les nodules correspondent à des petites bosses douloureuses et profondes, qui mesurent généralement plus de 5 millimètres.

Même s’ils ne contiennent pas de pus, ils sont néanmoins le siège d’une infection. Ils évoluent souvent sur le long terme et peuvent laisser des cicatrices.

Les kystes quant à eux sont des comédons enfermés dans une coque fibreuse qui empêche le sébum de s’écouler normalement vers l’extérieur. Dures et profondes, ce sont des lésions qui peuvent persister pendant de longues années.

Comment savoir si j’ai de l’acné sévère ?

La sévérité de l’acné peut s’évaluer en fonction du nombre de lésions, du type de lésions et de l’étendue des lésions. On distingue ainsi l’acné légère de l’acné moyenne à sévère et de l’acné sévère.

Acné légère : elle est caractérisée par la présence de quelques comédons ouverts ou fermés disséminés sur le visage, associés à une hyperséborrhée. Les zones de brillance sont localisées majoritairement sur le nez, le front, le menton et les joues.

Acné moyenne à sévère : à la présence de comédons s’ajoutent des papules ou des pustules. Elles sont présente sur la majeure partie du visage et peuvent également s’étendre sur les épaules et le dos.

Acné sévère : elle est caractérisée par la présence de comédons, de papules et de pustules qui recouvrent l’ensemble du visage. Elle peut être qualifiée de très sévère lorsque des nodules et des kystes sont également présents. L’acné sévère est responsable de l’apparition de cicatrices.

Les formes les plus graves de l’acné sévère sont l’acné conglobata et l’acné fulminans.

L’acné conglobata est une forme avancée de l’acné nodulaire, également appelée acné nodulo-kystique. Elle touche principalement les hommes. Elle est caractérisée par des comédons qui s’enflamment et forment des kystes et des nodules. Ces derniers peuvent fusionner et sont responsables de cicatrices importantes.

L’acné fulminans, quant à elle, est une forme rare et grave de de l’acné, caractérisée par des lésions nombreuses et souvent très étendues : nodules inflammatoires, lésions ulcérées et nécrotique hémorragiques. Contrairement aux autres formes d’acné, elle s’accompagne également de symptômes extra-cutanés tels que de la fièvre ou des douleurs musculaires et articulaires.

Qu’est-ce qui provoque l’acné ?

Acné et variations hormonales

Souvent lorsque l’on parle d’acné, on sous-entend acné hormonale, comme si cette forme d’acné était une forme à part entière, et qu’elle était différente de l’acné rétentionnelle ou de l’acné inflammatoire.

Or par définition, l’acné est toujours hormonale. En effet, elle est liée à un excès de sébum (hypershéborrhée). Le sébum est sécrété par les glandes sébacées, dont l’activité est principalement contrôlée par les hormones androgènes, telles que la testostérone.

Les fluctuations hormonales subies par les femmes au moment des menstruations, mais aussi lors d’une grossesse ou à la ménopause, peuvent donc être responsables d’une augmentation de la sécrétion de sébum et donc de l’apparition de lésions d’acné.

Acné et déséquilibre hormonal

La présence d’acné peut également être liée à certains déséquilibres hormonaux, tels que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Il s’agit de la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes, avec 1 femme sur 10 concernée par ce syndrome.

Selon l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), le SOPK serait lié à un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou centrale (au niveau du cerveau). Ce syndrome est responsable d’une production excessive d’hormones androgènes, en particulier de testostérone, habituellement produites en petite quantité dans l’organisme féminin.

Or, comme nous l’avons précédemment, l’activité des glandes sébacées, qui sécrètent le sébum est largement contrôlée par les hormones androgènes. Ainsi, les femmes souffrant du SOPK sont plus susceptibles de développer une acné sévère.

Acné et alimentation

Même si l’alimentation n’est pas la cause principale de l’acné, elle peut contribuer à son maintien.

En effet, certains groupes d’aliments peuvent perturber l’équilibre hormonal, et stimuler la production d’hormones androgènes, responsables de l’hyperséborrhée. C’est notamment le cas des aliments à indice glycémique élevé et des produits laitiers.

・ Les aliments à indice glycémique élevé

Ils sont rapidement métabolisés, et entraînent une augmentation rapide de la glycémie. Cela conduit notre organisme à produire plus d’insuline (une hormone sécrétée par le pancréas qui permet de réguler le taux de glucose dans le sang).

Or lorsqu’elle est secrétée en excès, l’insuline stimule les hormones androgènes, ce qui peut causer une surproduction de sébum, ainsi qu’une hyperkératinisation, qui vont conduire à l’apparition de zones de brillance, de points noirs, et de boutons.

Si vous souffrez d’acné, nous vous conseillons de limiter votre consommation d’aliments à indice glycémique élevé : aliments raffinés (sucre blanc, pain blanc), aliments sucrés (sodas et chocolat), pommes de terre ou riz blanc.

・Les produits laitiers

Ils peuvent également provoquer l’augmentation du taux d’insuline ainsi que des hormones de croissance. Par ricochet, cela conduit à la stimulation des hormones androgènes, et donc à l’augmentation de la production de sébum.

Acné et digestion

De plus, une alimentation non équilibrée, ou non adaptée à votre organisme peut être responsable d’une mauvaise digestion.

Or une bonne digestion est essentielle pour éliminer les déchets. Si l’organisme ne parvient pas à éliminer les toxines au travers de la digestion, elles devront trouver une autre sortie, qui peut être la peau.

En effet, la peau est l’un des 5 organes émonctoires du corps, les 4 autres étant les intestins, les reins, le foie, et les poumons.

Une saturation des principaux organes émonctoires (intestin, reins et foie) conduira la peau à prendre le relai, ce qui peut se manifester par l’apparition d’acné.

Parmi les principaux soucis de digestion qui peuvent être associés à l’acné, on retrouve le transit trop lent, le transit trop rapide ou encore le syndrome de l’intestin irritable (SII).

Acné et hygiène de vie

S’il est bien connu que le tabac est responsable de l’accélération du vieillissement cutané, de l’apparition de rides précoces ou encore d’un teint terne, il ne faut pas oublier qu’il a également une influence sur l’acné.

Même s’il ne contribue pas directement à son apparition, il peut jouer un rôle dans son aggravation et son maintien sur le long terme. En effet, la nicotine contenue dans les cigarettes est un vasoconstricteur puissant, qui réduit l’afflux sanguin au niveau de la peau.

Cela a comme conséquence un ralentissement de la cicatrisation, et les fumeurs sont ainsi plus susceptible de présenter des cicatrices d’acné que les non-fumeurs. De plus, en ralentissant l’afflux sanguin, et donc la circulation des cellules immunitaires, telles que les macrophages, la nicotine favorise également la prolifération de la bactérie de l’acné.

La routine de soin, quant à elle, peut également impacter l’état de notre peau. En effet, les personnes sujettes à l’acné ont tendance à utiliser des produits asséchants et abrasifs, qui vont agresser la peau et entraîner une surproduction de sébum.

Pour lutter contre l’apparition de boutons, il est important de se tourner vers l’essentiel, en simplifiant sa routine et en limitant l’usage de produits non-adaptés, comme par exemple les produits comédogènes.

Acné et stress

L’acné est une maladie plurifactorielle. Ainsi, tout comme une alimentation déséquilibrée, la pollution, le tabac ou encore l’usage de cosmétiques inadaptés à votre type de peau, le stress est l’un des facteurs à l’origine de l’apparition ou du maintien de l’acné adulte. En effet, lorsque nous sommes stressés, notre organisme produit :

Des hormones : les androgènes, hormones masculines qui ont tendance à augmenter la production de sébum et le cortisol, qui est une hormone pro-inflammatoire.

Des neuropeptides : petites protéines sécrétées par les neurones (substance P, insuline, endorphines).

Des cytokines inflammatoires : petites protéines qui déclenchent l’inflammation.

Ensemble, ces substances ont un impact sur le fonctionnement des glandes sébacées et créent un terrain très propice au développement de l’acné.

De plus, certains individus, lorsqu’ils sont stressés ont tendance à manipuler leurs boutons, ce qui peut entrainer une aggravation de l’acné.

Enfin, la présence d’acné peut également contribuer au stress et à l’établissement d’un cercle vicieux.

L'Essentiel Peau : votre allié pour limiter les imperfections

Pour rééquilibrer la peau de l’intérieur, et lutter contre l’acné, nous avons conçu l’Essentiel Peau comme un complément multi-actif.

Ainsi, il est dosé à 14 mg en Zinc Bysglicinate, une forme à la particularité de reproduire le contexte de l’absorption alimentaire du Zinc et de ne pas provoquer d’intolérance digestive. Actif anti-imperfections par excellence, il aide les tissus à cicatriser et assainit la peau, limitant ainsi l’acné et l’apparition de boutons.

Il contient également 20 mg de Safran breveté, dont l’efficacité a été cliniquement prouvée. Composé de plus de 25 nutriments bioactifs, il agit sur neurotransmetteurs pour favoriser un meilleur équilibre émotionnel, améliorer la qualité du sommeil et réduire la sensation de stress. Il favorise également la santé digestive, et permet ainsi de lutter contre l’apparition de boutons liés à des problèmes intestinaux.

De plus, l’Essentiel Peau est riche en antioxydants primaires (SOD B de melon) et secondaires (Acérola, Safran, Zinc, Astaxanthine). Ce complexe antioxydant permet de lutter contre l’inflammation causée par les radicaux libres, qui a tendance à aggraver l’acné.

Enfin, il est dosé à 150 mg en Argousier, actif source d’acides gras essentiels (omégas 3-6-9) et surtout d’acides gras omégas 7. Ces acides gras contribuent à maintenir l’hydratation et à apaiser l’inflammation pour redonner du confort à la peau.

1. Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : Inserm, La science pour la santé. (s. d.). Inserm. 

2. Kumari R, Thappa DM. Role of insulin resistance and diet in acne. Indian J Dermatol Venereol Leprol. 2013 May-Jun;79(3):291-9. doi: 10.4103/0378-6323.110753. PMID: 23619434.

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